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Les motions visent la prévoyance professionnelle et demandent que des mesures individuelles – isolées et en partie étrangères au système – soient prises afin d’augmenter les prestations de rente. Elles se focalisent donc sur des mesures ciblées, au lieu de viser une amélioration globale du système.
Il est proposé d’introduire des bonifications pour tâches éducatives et d’assistance génératrices de rente, dépendantes du revenu, s’inspirant de la pratique existante de l’AVS. Le financement devrait être centralisé via le fonds de garantie et assuré par une composante durable de répartition, alimentée par un pourcentage fixé des prestations de libre passage de l’ensemble des prestations de prévoyance.
En outre, il est demandé d’adapter régulièrement les rentes de la prévoyance professionnelle au renchérissement et d’abaisser le seuil d’entrée à moins de 20’000 francs.
Par ailleurs, la motion 24.4330 demande une modification de l’art. 60a, al. 2, OPP 2 afin que les avoirs du pilier 3a soient pris en compte dès 18 ans, au lieu de 24 ans actuellement, dans le calcul du potentiel de rachat dans le 2e pilier.
La CSSS-E s’oppose à ces motions, soulignant que l’évolution future de la prévoyance professionnelle ne doit pas se faire de manière ponctuelle, mais dans le cadre d’une approche globale. Dans ce contexte, elle a déposé à l’unanimité le postulat « Potentiel d’amélioration dans la prévoyance professionnelle » (26.3521). Il charge le Conseil fédéral de présenter des solutions permettant de réduire le nombre de taux de bonification, d’abaisser l’âge d’entrée dans l’épargne, d’améliorer la situation des personnes exerçant plusieurs activités et des personnes travaillant à temps partiel et de développer les possibilités d’épargne volontaire. Le Conseil fédéral devra notamment prendre en considération le financement et les éventuelles mesures de compensation pour les générations transitoires.
Notre Fédération est convaincue que, dans notre système de prévoyance vieillesse, la prévoyance professionnelle est un pilier essentiel pour la sécurité sociale à la retraite. Sa conception doit être durable, financièrement viable et supportable pour l’économie. La FER, tout comme la commission, est de l’avis que les propositions formulées dans ces motions ne remplissent pas ces critères et vont à l’encontre des efforts de réforme passés, notamment la réforme LPP 21, qui visait une amélioration globale du système.
Pour ces raisons, notre Fédération vous propose de suivre la CSSS-E et de rejeter ces motions.
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