Bulletin de session

Objets de session relevés par la FER

Session d’automne, du 14  septembre au 2 octobre 2026

Conseil des Etats et Conseil national

26.033 OCF. Accord de libre-échange entre les Etats de l’AELE et le Mercosur. Approbation

Position de la FER :

Au vu de la taille de son marché intérieur, la prospérité de la Suisse dépend en grande partie des échanges commerciaux de biens et de services ainsi que des investissements internationaux. Un accès facilité aux marchés étrangers est dès lors indispensable. Les accords de libre-échange (ALE) permettent de garantir aux entreprises suisses un accès aux marchés internationaux au moins équivalent à celui dont bénéficient leurs principaux concurrents. Il est donc nécessaire de moderniser et de développer le réseau d’ALE qui sont normalement conclus dans le cadre de l'Association européenne de libre-échange (AELE).  

L’accord avec le Mercosur permet aux entreprises suisses d’accéder à un marché regroupant 270 millions d’habitants et renforce ainsi la compétitivité de l’économie suisse. Cet accord, qui tient compte du développement durable, marque un jalon décisif dans la politique commerciale de notre pays. L’UE appliquant déjà son accord avec le Mercosur à titre provisoire, il est important que la Suisse approuve le sien, afin d’éviter que les entreprises suisses ne subissent des désavantages concurrentiels.

Le Conseil national a rejeté l’accord de libre-échange entre l’AELE et les Etats sud-américains du Mercosur (par 96 voix contre 86 et 9 abstentions). Notre Fédération regrette cette décision. Cet accord est important pour éviter que les entreprises suisses ne subissent des désavantages concurrentiels. La Commission de politique extérieure du Conseil des Etats (CPE-E) a approuvé l’entrée en matière à l’unanimité et, lors du vote, a adopté l'arrêté fédéral portant approbation de l'accord par 11 voix contre 2 et 0 abstention.

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

26.026 OCF. Taux spécial de la TVA pour les prestations du secteur de l’hébergement 

Position de la FER :

Le projet vise à prolonger le taux spécial de TVA de 3,8 % pour les prestations du secteur de l’hébergement jusqu’à fin 2035.

La CER-E s’est prononcée en faveur du maintien du taux actuel par 9 voix contre 2 et 2 abstentions. Elle reconnaît l’importance de ce taux spécial pour garantir la compétitivité internationale de la branche. Si le secteur de l’hébergement n’est plus confronté à une crise aussi grave que lorsque le taux spécial a été introduit, la commission estime toutefois que les mesures de soutien mises en place jusqu’à présent restent nécessaires. Elle a envisagé diverses possibilités d’adaptation du taux spécial, pour en arriver à la conclusion que le maintien de l’actuel taux spécial de 3,8 % est le meilleur moyen pour soutenir le secteur de l’hébergement en cette période où le franc suisse est fort et où il y a pénurie de main-d’œuvre qualifiée, et pour permettre au secteur de rester compétitif au niveau international.

La suppression du taux spécial de TVA serait particulièrement défavorable aux PME. Ce sont les petites structures (3* et 4*) qui en feraient les frais. De nombreux établissements ne pourraient pas absorber ces coûts supplémentaires en raison des marges limitées, des coûts de personnel et d’énergie élevés et du franc fort. Il en résulterait une hausse des prix, moins d’investissements ou une réduction de l’offre et de la qualité. Le maintien du taux spécial apporte donc une sécurité de planification, renforce la capacité d’investissement et préserve la création de valeur touristique et les emplois en Suisse.

Les hôtels fournissent l’intégralité de leurs prestations en Suisse mais, en matière de prix, sont en concurrence directe avec les destinations étrangères, qui disposent également d’un taux réduit pour leurs prestations d’hébergement. D’autre part, ce sont les familles suisses et européennes (Allemagne, Benelux, France, Italie) qui subissent la hausse des prix. Ces marchés sont sensibles aux prix et le risque est grand de voir ces hôtes choisir entre raccourcir leur séjour ou partir ailleurs. Les destinations touristiques secondaires (Pour la Suisse romande : FR, JU, NE, VD) seront les premières touchées.

Notre Fédération partage l’avis de la CER-E et vous recommande d’entrer en matière et d’accepter. 

Recommandation de la FER :
Accepter 


Résultat

Le Conseil national

26.3615 Mo. Groupe V. Rejet de la modification unilatérale, opérée par l’UE, des règles régissant l’indemnisation des frontaliers de l’UE/AELE qui sont au chômage

Position de la FER :

La motion charge le Conseil fédéral de rejeter, au sein du Comité mixte sur la libre circulation des personnes, la reprise de la modification unilatérale, opérée par l’UE, des règles régissant l’indemnisation des frontaliers au chômage.

Le Conseil fédéral estime qu’il serait prématuré de prendre une décision définitive quant à une éventuelle reprise du règlement (CE) n°883/2004 révisé.

Notre Fédération est bien consciente des répercussions potentielles, considérant le nombre élevé de travailleurs frontaliers employés en Suisse.

Cependant, un rejet catégorique, à ce stade, reviendrait à restreindre la marge de manœuvre de la Suisse dans les négociations avec l'UE, avant même que les conséquences concrètes puissent être évaluées de manière définitive. Le règlement n° 883/2004 régit l’ensemble de la coordination des systèmes de sécurité sociale entre la Suisse et l’UE. Cette coordination n’est pas une concession faite à l’UE, mais une condition préalable à la mobilité, à l’attractivité du site et à la sécurité juridique.

La FER vous recommande donc de rejeter cette motion.

Recommandation de la FER :
Rejeter


Résultat

26.029 OCF. « Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion) ». Initiative populaire et contre-projet indirect (loi fédérale sur l’inclusion des personnes handicapées et révision de la loi sur l’assu-rance-invalidité) »

Position de la FER :

L’initiative populaire « Pour l’égalité des personnes handicapées (initiative pour l’inclusion) » a été déposée en septembre 2024. Le Conseil fédéral y répond en proposant un contre-projet indirect qui comprend l’adoption d’une nouvelle loi fédérale sur l’encouragement de l’inclusion des personnes handicapées et une révision partielle de la loi fédérale sur des mesures de promotion civile de la paix et de renforcement des droits de l’homme et de la loi fédérale sur l’assurance-invalidité (LAI).

Notre Fédération soutient l’objectif de l’inclusion. Elle reconnaît également le besoin d’agir en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap, que ce soit sur les plans politique et sociétal. Cependant, le cadre légal doit être conçu de manière praticable, proportionnée et garantissant la sécurité du droit. Ce n’est pas une insécurité juridique croissante ou de nouvelles obligations patronales dont il est difficile de prendre la mesure qui vont contribuer à l’inclusion. Il faut un soutien efficace, une bonne coordination et des instruments d’encouragement appropriés.

La FER vous recommande donc de ne pas entrer en matière ou alors de renvoyer le projet.

Recommandation de la FER :
Non entrée en matière ou renvoi de l’ensemble du projet


Résultat

24.052 OCF. Constitutions des cantons de Berne, de Vaud, de Genève et du Jura. Garantie

Position de la FER :

Les discussions sont encore en cours au Parlement, pour accorder la garantie constitutionnelle au canton de Genève, dans le cadre de l’introduction du congé parental, accepté par les citoyens du canton en 2023. Si la question du congé pour les deux parents est réglée par la modification de la LAPG, reste en suspens le congé demandé par l’initiative dans le cadre d’un accueil permanent.

Dans la mesure où les principales demandes de l’initiative sont déjà entendues, il nous paraît que la position des Chambres peut être acceptée. 

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

24.3209 Mo. Juillard. Construire une infrastructure numérique souveraine en Suisse à l’ère de l’intelligence artificielle

Position de la FER :

Position de la FER
La motion charge le Conseil fédéral de proposer une révision de la législation pour que la Confédération puisse développer, cofinancer, piloter et superviser une infrastructure numérique souveraine (comprenant un service de cloud et une plateforme d’échange isolée) en partenariat avec les cantons, les instituts de recherche et le secteur privé. 
Il est nécessaire d’entreprendre des travaux législatifs afin d’assurer la souveraineté numérique de la Suisse. La dépendance technologique place l’administration et les entreprises dans une situation de vulnérabilité (clients captifs dans les faits, risques juridiques). Une infrastructure numérique souveraine réduit l’incertitude juridique, renforce l’autonomie stratégique, répond aux cybermenaces. Pour l’économie, cela signifie notamment réduction des pertes financières, protection de la propriété intellectuelle, continuité des activités, consolidation de la compétitivité économique et de l’innovation.


Le Conseil des Etats a adopté la motion, à la session de printemps, par 31 voix contre 11. Il estime que la Suisse doit développer et piloter une infrastructure numérique souveraine en partenariat avec les cantons, les instituts de recherche et le secteur privé. Il s’agit d’un premier pas vers la création d’un socle souverain optionnel et à gouvernance partagée au service des besoins des entreprises suisses. Notre Fédération salue cette décision qu’elle avait appelée de ses vœux


La CPS-N propose également d’adopter cette motion par 13 voix contre 12. La commission constate que la dépendance technologique de la Suisse – l’intelligence artificielle ayant accentué la problématique – comporte des dangers toujours plus concrets et qu’il est urgent d’assurer la souveraineté numérique du pays. 
Évidemment, la FER partage l’avis de la nécessité d’éviter un monopole public, mais considère que la motion doit être interprétée comme la création d’un socle souverain optionnel, complémentaire aux offres privées, à gouvernance partagée et interopérable, au service en priorité des besoins des PME et de l’industrie. La minorité de la commission relève que des projets sont déjà en cours et c’est très bien. Cependant, le moment est venu d’agir pour tracer le cadre d’une infrastructure numérique souveraine et surtout de veiller à ce que l’économie et les hautes écoles soient associées à son développement. 


Notre Fédération vous recommande donc de suivre la décision du Conseil des Etats et la recommandation de la majorité de la CPS-N en adoptant cette motion. La FER maintient également sa recommandation sur la nécessité d’un pilotage agile et d’une collaboration maximale avec les acteurs privés. 

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

25.4671 Mo. Regazzi. Pour une égalité de traitement envers les distributeurs suisses, stop aux avantages commerciaux pour les plateformes étrangères

Position de la FER :

Chaque jour, ce sont des centaines de milliers de petits colis en provenance d’Asie qui arrivent en Suisse. Face à l’ampleur du phénomène, il est aisé de comprendre que les commandes passées par les consommateurs sont principalement motivées par des réflexions financières.


Actuellement, des tarifs inégaux décidés par l’UPU favorisent les entreprises asiatiques, notamment chinoises. Aujourd’hui, un petit colis envoyé de Shanghai à Zürich coûte moins cher qu’un colis expédié de Berne à Zürich ou de Genève à Lausanne. 
Il n’est pas acceptable que des plateformes étrangères puissent, en raison de règles postales internationales dépassées, expédier des envois jusqu’à quatre fois plus lourds ou trois fois plus volumineux à des tarifs nettement inférieurs, tandis que les PME suisses sont soumises à des limites strictes en matière de format et de poids ainsi qu’à des frais de port plus élevés. 


L’argumentation du Conseil fédéral, selon laquelle les tarifs de l’UPU ont déjà été adaptés et qu’il n’y aurait pas de distorsion de concurrence, ignore la réalité : si la grande majorité des envois en provenance de Chine pèse certes moins de 500 grammes, la possibilité d’expédier des colis plus volumineux et plus lourds à des conditions plus avantageuses crée un désavantage structurel pour les entreprises nationales. 
Le Surveillant des prix a bien annoncé avoir conclu un accord avec la Poste, qui prévoit notamment de ne pas augmenter les prix des colis jusqu’en 2030. Il s’agit-là d’un pansement appelé à être arraché une fois la révision en cours de la législation postale achevée.


L’affirmation selon laquelle une adaptation des tarifs postaux entraînerait uniquement un report vers des solutions logistiques non réglementées n’est pas une raison pour rester inactif. Bien au contraire, elle souligne l’urgence de définir des conditions-cadres équitables et transparentes pour tous les acteurs.


Le Conseil fédéral devrait être appelé à harmoniser la définition des petits envois pour les expéditions nationales et internationales et à adapter les frais de port en conséquence, afin de garantir des conditions de concurrence équitables. La révision en cours de la législation postale ne doit pas servir de prétexte pour retarder les corrections nécessaires. Il en va de la viabilité des PME. Une mise en œuvre rapide de la motion est essentielle pour garantir une concurrence loyale.


Notre Fédération vous recommande donc de suivre le Conseil des Etats et d’adopter cette motion.

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

26.045 OCF. Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (Promotion de l'activité lucrative des personnes bénéficiant d'une protection provisoire et facilitation de l'admission des ressortissants d'États tiers formés en Suisse). Modification

Position de la FER :

La proposition du Conseil fédéral est une question de bon sens. Faciliter l’intégration sur le marché du travail des personnes sous statut de protection S et des ressortissants d’Etats tiers ayant suivi une formation en Suisse est dans l’intérêt de notre pays. En effet, à l’heure où les entreprises ont toujours plus de difficultés à recruter, il est crucial de mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre. Par ailleurs, ce projet permettra aux personnes concernées par le projet d’accéder le plus rapidement à l’autonomie financière. Enfin, le marché du travail est un excellent facteur d’intégration sociale. Cette proposition est donc la bienvenue.

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

26.054 OCF. Arrêté fédéral relatif au soutien à la candidature, à la préparation et à l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2038

Position de la FER :

Le projet de candidature aux Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2038 ambitionne de faire de la Suisse le premier pays hôte de l’histoire des Jeux olympiques, avec des compétitions prévues dans quatre régions linguistiques du pays. Il s’agit d’une entreprise aux retombées positives pour la Suisse romande et son bassin économique, ainsi qu’un véritable projet de cohésion nationale. 


La FER considère que cette candidature nationale offre une visibilité exceptionnelle pour notre pays et des retombées économiques substantielles pour la Suisse romande et ses entreprises. Ce projet vient renforcer la cohésion sociale, culturelle et sportive, pace qu’une économie forte peut y contribuer. Quant au modèle de financement, il est responsable et donne un cadre clair pour la Confédération.


Sous réserve d’une gouvernance rigoureuse, de la consolidation des engagements privés et d’une planification fine des risques, notre Fédération soutient le projet présenté. Ce dernier constitue une occasion unique de mener à bien un projet générationnel novateur visant à renforcer la cohésion nationale, à améliorer la compétitivité générale ainsi qu’à organiser en Suisse un événement majeur de rayonnement international.


Notre Fédération considère qu’il s’agit d’un projet d’envergure nationale qui mérite d’être soutenu.

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

Le Conseil des Etats

25.4414 Mo. CSEC-N. Stratégie pour une formation continue et une reconversion professionnelle préventives en cas de mutations structurelles et technologiques ayant une incidence sur l’emploi

Position de la FER :

Le monde du travail traverse une mutation telle qu’elle n’en a jamais connue auparavant. La présence toujours plus forte de l’intelligence artificielle modifie en profondeur les besoins et attentes des entreprises. Des métiers vont disparaitre et les formations sont également appelées à s’adapter.


Si la transformation n’est une donnée nouvelle pour la société et l’économie, la vitesse à laquelle elle évolue aujourd’hui est quant à elle tout à fait inédite. La publication de rapports sur la numérisation à intervalle régulier ne sont plus adaptés à ces changements rapides, et la mutation est si profonde que l’on ne peut s’appuyer sur la seule formation continue pour répondre de manière adaptée aux défis qui nous font face. 


Notre Fédération soutient donc la décision de la Chambre basse d’accepter cette motion, et elle invite la Chambre des cantons à en faire de même. Une concertation avec les acteurs de l’entreprise, de la formation professionnelle et les partenaires sociaux est urgente, pour permettre à notre pays de définir les besoins, les profils concernés, les outils déjà existants et à développer, pour permettre d’améliorer l’employabilité des salariés suisses et d’assurer aux entreprises une main-d’œuvre qualifiée, compétente, aptes à garantir la compétitivité de notre économie. En parallèle de la rapidité avec laquelle les changements s’opèrent, une telle action sera susceptible de répondre à la pénurie de main-d’œuvre que connaît notre pays.

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

23.4078 Mo. Sollberger. Soutenir les entreprises formatrices

Position de la FER :

La motion charge le Conseil fédéral de lutter contre la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée en prenant des mesures de soutien ciblées en faveur des entreprises formatrices, telles que des déductions fiscales, des allégements réglementaires et administratifs ou le développement de réseaux d’entreprises formatrice. 


Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. Il ne serait pas approprié d’accorder une indemnité financière ou une déduction fiscale aux entreprises afin qu’elles augmentent si possible le nombre de places d’apprentissage offertes. En effet, tant les études scientifiques que les expériences d’autres pays indiquent que les incitations financières ont un effet mineur sur le nombre de places d’apprentissage et qu’elles engendrent des coûts importants, à tel point que le rapport coûts/bénéfices en est défavorable. En outre, une telle mesure risquerait d’inciter des entreprises à former des apprentis afin de pouvoir les employer comme main-d’œuvre à moindre coût, au détriment de la qualité de la formation.


Par 11 voix contre 0, la commission s’est prononcée pour une version modifiée de la motion. Elle estime en effet que l’apprentissage est un élément central du succès économique de la Suisse, en particulier dans le contexte actuel de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. L’analyse fondant la motion est donc correcte. La commission considère toutefois que l’attrait de l’apprentissage peut aussi être amélioré dans le cadre des travaux que mène déjà le Conseil fédéral. Elle propose donc un mandat d’examen pour mettre en évidence quelles mesures d’allègement et d’encouragement sont efficaces et quelles réglementations pourraient être réduites. Ces travaux devront impliquer les partenaires de la formation professionnelle et pourront aussi prévoir d’éventuelles adaptations législatives.


Notre Fédération salue l’idée de lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, mais se joint à l’avis du Conseil fédéral selon lequel cette motion ne permettra pas d’atteindre l’objectif fixé. D’autre part, la FER soutient la proposition de la CSEC-E de transformer la présente motion en mandat d’examen.

Recommandation de la FER :
Rejeter la motion et soutenir la transformation de la motion en mandat d’examen


Résultat

25.075 OCF. Loi fédérale sur les systèmes d’information des assurances sociales (LSIAS)

Position de la FER :

Le Conseil fédéral entend créer les bases légales pour une nouvelle plateforme électronique pour les assurances sociales du 1er pilier et les allocations familiales (LSIAS).


Le Conseil national a adopté (par 131 voix contre 62) le projet de loi. Ce changement doit permettre dès 2028 aux assurés d’accéder à leurs données sur une plateforme en ligne. 
Décisions réjouissantes pour notre Fédération : les organes d’exécution seront associés au développement et à l’exploitation de la plateforme (ou des systèmes d’information) ; ils seront également intégrés dans l’organe de pilotage qui participera à la définition de standards, la priorisation des projets de numérisation et la définition des modalités de mise en oeuvre. 


Il est également prévu que les assurés enregistrés reçoivent automatiquement chaque année un « extrait facilement compréhensible de leur compte individuel ». L’utilisation de la plateforme restera facultative pour les assurés. Pour la FER, il est important que les organes d’exécution soient activement associés à la conception technique et à l’optimisation des processus des extraits du compte individuel.


Une décision qui ne convainc pas la FER : l’OFAS va édicter des directives contraignantes concernant la saisie et la présentation uniforme des frais administratifs et informatiques (art. 22b). Notre Fédération ne comprend pas cette décision. Cette disposition étant déjà définie à l’article 67, alinéa 2 LAVS, les organes d’exécutions sont à ce jour déjà en mesure de fournir les données souhaitées, pour autant que cela soit correctement réglementé dans les directives correspondantes. Si une telle disposition devait être inscrite dans la loi, les employeurs ne devraient pas être soumis à une obligation de communiquer par voie électronique. 


Si notre Fédération maintient son soutien au projet de loi, elle rejette le fait que les employeurs se voient imposer de nouvelles obligations en matière de communication numérique.

Recommandation de la FER :
Accepter, mais sans imposer de nouvelles obligations aux employeurs en matière de communication numérique


Résultat

26.3002 Mo. CSSS-N. Mesures contre les certificats médicaux de complaisance et lacunaires au détriment des employeurs

Position de la FER :

La problématique des certificats médicaux et des arrêts de travail est une préoccupation centrale des entreprises romandes, notamment depuis la période du COVID. En effet, ces dernières ont constaté une augmentation sensible des cas, notamment pour raison psychique.


Arrêts après une décision qui déplaît aux salariés, augmentation de la durée des arrêts, certificats en chaîne par différents médecins, suspicion de faux certificats, certificats délivrés par télémédecine, ce sont autant de phénomènes en recrudescence auxquels les entreprises assistent ces dernières années. 


Pour l’économie, ce phénomène est des plus inquiétants. Non seulement il coûte en arrêt de travail et en prime d’assurance, mais il a également un impact sur le reste des salariés, qui doivent dès lors absorber davantage de charges, en lien avec l’absence de leur.s collègue.s. La FER soutient donc pleinement la motion, qui demande que cette problématique soit examinée avec tout le sérieux nécessaire. 


Après échange avec des médecins-conseils, il s’avère qu’un certain nombre de cas trouvent leur origine au sein même de l’entreprise, que ce soit sur le plan organisationnel et le plan structurel. Dès lors, il apparait tout à fait pertinent d’adapter le secret médical pour permettre une réintégration rapide et durable au sein de l’entreprise.

Notre Fédération soutient cette proposition. 

Recommandation de la FER :
Accepter


Résultat

25.4880 Mo. Silberschmidt. Améliorer l’assurance de prévoyance professionnelle en cas de poursuite de l’activité lucrative au-delà de l’âge ordinaire de la retraite

Position de la FER :

La motion charge le Conseil fédéral de modifier les bases légales de la prévoyance professionnelle de sorte que les assurés puissent, en cas de maintien d’une activité lucrative au-delà de l’âge ordinaire de la retraite:

- Maintenir leur prévoyance, sauf avis contraire, pour autant que ce cas soit prévu dans le règlement de l’institution de prévoyance

- Faire valoir leur droit à une prestation de sortie en cas de changement d’institution de prévoyance

- Maintenir leur prévoyance en cas de reprise d’une activité lucrative après l’âge ordinaire de la retraite, pour autant que ce cas soit prévu dans le règlement de l’institution de prévoyance

- Après la survenance d’un cas de prévoyance et à partir du droit aux prestations de vieillesse, pouvoir bénéficier des mêmes conditions qu’avant la survenance du cas de prévoyance, pour autant que ce cas soit prévu dans le règlement de l’institution de prévoyance

 

Le Conseil fédéral est favorable à ce que les personnes qui souhaitent poursuivre leur activité professionnelle au-delà de l’âge de référence puissent continuer à constituer leur prévoyance. Il estime également que cette possibilité devrait être proposée par l’ensemble des institutions. Le Conseil fédéral entend mettre en œuvre cette mesure dans le cadre de la réforme AVS 2030. Le Conseil national a adopté la motion à la session de printemps dernier.

Notre Fédération soutient cette motion qui encourage la poursuite volontaire de l’activité professionnelle au-delà de l’âge de référence et permet de prolonger la constitution de la prévoyance professionnelle. Cependant, la FER insiste sur l’importance de préserver la souveraineté réglementaire des institutions de prévoyance. Elles se distingues les unes des autres par leurs plans de prévoyance, leur mode de financement et la structure de leur effectif d’assurés. Chaque institution doit donc pouvoir décider si et à quelles conditions elle propose une poursuite de l’assurance.

Recommandation de la FER :
Accepter, avec réserve


Résultat

26.023 OCF. Paquet « Stabilisation et développement des relations Suisse-UE (Bilatérales III) »

Position de la FER :

La FER soutient pleinement le paquet d’accords négocié avec l’Union européenne (UE) qui s’inscrit dans la continuité des relations bilatérales Suisse-UE. Elle appuie la mise en œuvre sur le plan intérieur.

Au vu de l’interdépendance entre la Suisse et l’UE, des relations étroites et durables qui s’inscrivent dans un cadre réglementaire sont indispensables.

La voie bilatérale, choisie par la Suisse et plébiscitée à plusieurs reprises par la population, a démontré son efficacité. Elle doit être renforcée et développée. Il s’agit d’une nécessité stratégique dans le contexte géopolitique actuel.

Les Bilatérales III assurent durablement la participation sectorielle au marché intérieur de l’UE et développent la coopération dans les domaines d’intérêt pour la Suisse. Elles renforcent la sécurité juridique pour la Suisse.

Le but de maintenir le niveau actuel de protection des salaires est atteint. Les mesures prévues dans le protocole d’amendement et dans la législation de mise en œuvre doivent être soutenues.

La FER soutient pleinement le paquet d’accords négocié avec l’Union européenne (UE) qui s’inscrit dans la continuité des relations bilatérales Suisse-UE. Elle appuie la mise en œuvre sur le plan intérieur.

Au vu de l’interdépendance entre la Suisse et l’UE, des relations étroites et durables qui s’inscrivent dans un cadre réglementaire sont indispensables.

La voie bilatérale, choisie par la Suisse et plébiscitée à plusieurs reprises par la population, a démontré son efficacité. Elle doit être renforcée et développée. Il s’agit d’une nécessité stratégique dans le contexte géopolitique actuel.

Les Bilatérales III assurent durablement la participation sectorielle au marché intérieur de l’UE et développent la coopération dans les domaines d’intérêt pour la Suisse. Elles renforcent la sécurité juridique pour la Suisse.

Le but de maintenir le niveau actuel de protection des salaires est atteint. Les mesures prévues dans le protocole d’amendement et dans la législation de mise en œuvre doivent être soutenues.

1. Accès au marché et innovation

Accéder sans discrimination au marché européen, l’un des plus grands au monde, est d’une importance capitale pour les entreprises suisses et la prospérité de notre pays. Cet accès est garanti par les accords bilatéraux relatifs au marché intérieur.

L’accord sur les obstacles techniques au commerce couvre environ deux tiers de la valeur du commerce de produits industriels entre la Suisse et l’UE. Son actualisation régulière apporte stabilité juridique et prévisibilité réglementaire. Elle est essentielle pour que les entreprises planifient leurs investissements, certifient rapidement leurs innovations et restent compétitives. La perspective de changements unilatéraux et imprévisibles du côté européen, si l’accord n’est pas constamment actualisé, compromet l’intégration des entreprises suisses dans les chaînes de valeur et projets d’innovation européens. L’inclusion des nouveaux éléments institutionnels permet de garantir que l’accord sera régulièrement adapté aux développements pertinents du droit de l’UE.

La compétitivité de la Suisse dépend d’une formation et d’une recherche de pointe. La participation aux programmes européens de recherche apporte des atouts majeurs en termes de compétitivité, de mise en réseau, de financement, de réputation, de visibilité internationale et de venue de talents. Les Bilatérales III assurent durablement la participation de la Suisse à l’Europe de la recherche.

2. Libre circulation des personnes

L’accord sur la libre circulation des personnes est indispensable, dans un contexte de pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée et de vieillissement de la population. Mise en place avec un dispositif efficace de mesures d’accompagnement, la libre circulation répond aux besoins des entreprises et de nombreuses entités publiques, tout en maintenant un marché du travail attractif pour la main-d’œuvre indigène, avec un niveau de salaire élevé et un taux de chômage stable et bas en comparaison européenne.

a. Mesures de protection des salaires

Notre Fédération dispose d’une grande expérience de terrain dans la mise en œuvre paritaire de la surveillance du marché du travail. Elle salue le fait d’avoir obtenu de l’UE la reconnaissance explicite du principe du « salaire égal pour un travail égal au même endroit » ainsi que du système d’exécution dual. La clause de non-régression est une grande avancée. Nous relevons aussi les exceptions consenties par l’UE (déclaration préalable de quatre jours, garantie financière en cas de récidive, obligation de documentation). Dans ce contexte, la FER rejette la modification de la Commission de l’économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) décidée le 5 mai 2026 concernant l’art.2, al. 2ter, de la loi sur les travailleurs détachés. Cette décision met en danger le paquet de mesures de protection des salaires négocié avec l’UE alors même que la Suisse a obtenu une exception avec la garantie financière exigée en cas de récidive.

Le marché du travail n’est pas statique et il est possible d’adapter les outils de sa gestion à son évolution, en maintenant le niveau actuel de surveillance. Nous saluons les treize mesures nationales élaborées conjointement par la Confédération, les cantons et les partenaires sociaux, qui s’ajoutent au résultat des négociations pour maintenir le niveau existant de protection des salaires tout en maintenant la flexibilité du marché du travail. Certaines mesures concernant l’extension des CCT s’inscrivent d’ailleurs pleinement dans l’esprit de propositions portées par la FER. Cet ensemble de mesures doit être adopté dans sa globalité. La FER ne soutient donc pas la décision de la CER-E du 5 mai 2026 de rejeter l’extension de la responsabilité de l’entrepreneur contractant (art. 5, al. 1bis, 2 et 3 de la loi sur les travailleurs détachés). La responsabilité de l’entrepreneur contractant est une mesure qui a fait ses preuves. Son extension est soutenue par les branches concernées et demeure proportionnée puisq

La FER salue la décision du 14 août 2026 de la Commission de politique extérieure (CPE-E), selon laquelle les mesures de politique intérieure en matière de protection des salaires, soutenues par les partenaires sociaux, forment un ensemble cohérent.

S’agissant de la 14ème mesure proposée par le Conseil fédéral, la FER ne s’y oppose pas, dans une vision de soutien aux Bilatérales III.

La FER salue le résultat des négociations entre la Suisse et l’UE, qui garantit le niveau actuel de protection des salaires. Les 13 mesures de politique intérieure relatives à la protection des salaires constituent un ensemble cohérent qui doit être adopté dans son intégralité. La FER ne s'oppose pas à la mesure 14 dans ce contexte.

b. Clause de sauvegarde - taxe d’incitation CIP-E dans le cadre de la clause de sauvegarde – obligation d’un examen annuel approfondi

La concrétisation de la clause de sauvegarde représente un grand succès pour la Suisse. Elle permettra de répondre à certaines préoccupations de la population tout en maintenant l’ouverture du marché du travail. L’implication des partenaires sociaux est essentielle pour que sa mise en œuvre réponde aux attentes de la population et des entreprises.

La FER ne soutient pas la proposition formulée par la CIP-E d’une taxe d’incitation prélevée auprès des employeurs pour les personnes exerçant une activité salariée. La charge administrative liée à cette mesure, qui ne peut être que temporaire, est disproportionnée. Elle renchérit inutilement le coût du travail et son effet incitatif n’est pas démontré. Les éventuelles mesures de compensation que l’Union européenne pourrait adopter restent incertaines et ajoutent une incertitude supplémentaire. Il existe d’autres mesures de protection ou de rééquilibrage, qui répondent mieux aux attentes liées à l’activation de la clause de sauvegarde et aux besoins de l’économie.

La FER ne soutient pas la décision de la CIP-E d’introduire l’obligation d’un examen annuel approfondi par le Conseil fédéral. La clause de sauvegarde doit répondre à des problèmes graves d’ordre économique ou social découlant de la libre circulation des personnes. Le Conseil fédéral peut envisager son activation s’il constate que ces difficultés existent dans l’ensemble de la Suisse ou bien dans des régions ou des branches déterminées. Il se fondera à cette fin, conformément à la transposition nationale prévue dans l’AP-LEI, sur des indicateurs concernant notamment l’immigration, le marché du travail, la sécurité sociale, le logement et les transports. Un examen annuel automatique génèrerait une charge administrative inutile alors même qu’un processus clair est prévu.

c. Reprise partielle de la directive 2004/38/CE

La Suisse reprend la directive 2004/38/CE dans une version taillée sur mesure, avec une exception importante concernant le droit de séjour permanent. Seuls les ressortissants des États membres de l’UE exerçant une activité lucrative et les membres de leur famille pourront en bénéficier après un séjour légal de 5 ans, soit des personnes intégrées durablement sur le marché du travail. Le droit de séjour permanent peut être refusé ou révoqué en cas d’atteinte à l’ordre public ou à la sécurité publique.

Les légères modifications apportées au regroupement familial n’auront pour leur part pas d’impact significatif sur l’immigration.

3. Eléments institutionnels

Les nouveaux éléments institutionnels des Bilatérales III assurent la participation sectorielle de la Suisse au marché intérieur de l’UE et permettent d’éviter toute divergence des ordres juridiques respectifs. Ils renforcent la sécurité juridique et protègent contre des mesures arbitraires ou inadéquates.

Sur la centaine d’accords liant la Suisse et l’UE, les questions institutionnelles ne concernent que ceux relevant de l’accès au marché intérieur ainsi que, dans la mesure où ils sont nécessaires à son fonctionnement, l’accord sur la santé. Ils sont prévus pour des accords dont la mise en œuvre, l’application et le développement sont familiers à la Suisse depuis de nombreuses années. Quand bien même ces accords étaient jusqu’à présent de nature statique, les développements pertinents du droit de l’UE y ont néanmoins été régulièrement repris.

Ces accords doivent en effet être actualisés en fonction des développements pertinents du droit de l’UE pour garantir à long terme la participation de la Suisse au marché intérieur de l’UE dans les secteurs en question. Or, la structure actuelle de la plupart des accords implique un certain manque de sécurité juridique. Les intérêts politiques et le poids des acteurs jouent un rôle particulièrement important, au détriment du droit .

La reprise dynamique assure l’actualisation régulière des accords relatifs au marché intérieur, sécurisant ainsi la participation de la Suisse au marché intérieur de l’UE. La Suisse décide de la reprise de chaque nouvel acte juridique de l’UE pertinent dans l’accord concerné et des adaptations éventuellement nécessaires de son propre droit, de manière autonome et conformément à ses procédures internes habituelles. Elle pourra participer au processus d’élaboration des actes qui la concernent (decision shaping). Enfin, la participation du Parlement et des milieux intéressés à l’élaboration de nouveaux textes législatifs de l’UE est renforcée.

Un cadre pour le règlement des différends est dans l’intérêt de la Suisse, qui peut être plus facilement défavorisée par des mécanismes politiques. La procédure mise en place permet à la Suisse de faire valoir ses droits de manière efficace. Le mécanisme de règlement des différends, avec un tribunal arbitral paritaire, correspond aux procédures convenues dans d’autres accords internationaux et a fait ses preuves.

4. Référendum facultatif en matière de traités internationaux

Le paquet Suisse-UE ne constitue pas un changement d’orientation, mais une étape ciblée en vue de renforcer et de développer la voie bilatérale en vigueur depuis 25 ans et soumise plusieurs fois à votation populaire. La Constitution fédérale fixe clairement les situations qui nécessitent un référendum obligatoire, soit l’adhésion à des organisations de sécurité collective ou à des communautés supranationales (art. 140, al. 1, let. b, Cst.) ; aucun des accords du paquet ne prévoit une telle adhésion. La FER considère qu’il n’y a aucune base légale pour un référendum obligatoire en-dehors de ces cas de figure. Les accords concernés ne remplissent en effet pas les conditions requises pour un référendum obligatoire sui generis. Ils n’ont pas de répercussion profonde sur la structure intérieure de la Suisse ni sur l’ordre constitutionnel. Le référendum facultatif est donc tout à fait approprié s’agissant des Bilatérales III.

 

Recommandation de la FER :
Accepter


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26.425 Iv.pa. CIP-E. Modification de la Constitution concernant les Bilatérales III

Position de la FER :

Le paquet Suisse-UE ne constitue pas un changement d’orientation, mais une étape ciblée en vue de renforcer et de développer la voie bilatérale en vigueur depuis 25 ans et soumise plusieurs fois à votation populaire. La Constitution fédérale fixe clairement les situations qui nécessitent un référendum obligatoire, soit l’adhésion à des organisations de sécurité collective ou à des communautés supranationales (art. 140, al. 1, let. b, Cst.) ; aucun des accords du paquet ne prévoit une telle adhésion. La FER considère qu’il n’y a aucune base légale pour un référendum obligatoire en-dehors de ces cas de figure. Les accords concernés ne remplissent pas les conditions requises pour un référendum obligatoire sui generis. Ils n’ont pas de répercussion profonde sur la structure intérieure de la Suisse ni sur l’ordre constitutionnel et n’entrainent pas de réorientation fondamentale de la politique extérieure de la Suisse.

 

S’agissant de la question de la constitutionnalité de la modification de l’accord sur la libre circulation des personnes, il convient de se référer au message du Conseil fédéral du 13 mars 2026. Le Conseil fédéral a expliqué en détail les raisons pour lesquelles aussi bien le protocole d’amendement que le protocole institutionnel de l’ALCP sont compatibles avec l’art. 121a Cst. Il a précisé que l’art. 121a Cst. ne concerne que les étrangers qui arrivent nouvellement en Suisse. L’amélioration du statut juridique des personnes qui se trouvent déjà en Suisse n’entre pas dans le champ d’application de cette disposition. Même si la reprise partielle de la directive 2004/38/CE dans l’ALCP élargira légèrement le cercle des personnes ayant droit au regroupement familial, il n’existera aucun droit légal au regroupement familial facilité, cette décision restant à la discrétion des autorités. Aucun nouvel acte juridique de l’UE ne peut être intégré dans un accord donné sans l’approbation explicite des deux parties contractantes. La Suisse peut donc décider de ne pas reprendre un nouvel acte juridique de l’UE dans l’ALCP si celui-ci n’est pas compatible avec l’art. 121a Cst.

Le référendum facultatif est donc tout à fait approprié s’agissant des Bilatérales III.

Recommandation de la FER :
Refuser

 


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26.3741 Mo. Würth. Pour un renforcement significatif de l’efficacité de l’obligation d’annoncer les postes vacants en accordant la priorité aux chômeurs du marché suisse

Position de la FER :

Mieux exploiter le potentiel de main-d’œuvre locale est un objectif que la FER soutient pleinement. Toutefois, la proposition n’est pas acceptable et contrevient à la liberté économique des entreprises. Notre Fédération relève qu’il n’appartient pas aux ORP de décider de quels profils exacts les entreprises ont besoin. Cette proposition criminalise par ailleurs ces dernières si elles ne retiennent pas le choix de l’ORP. Cela est aussi inacceptable qu’inefficient.

En effet, tout faire pour imposer un profil qui ne correspond au besoin de l’entreprise ne sert les intérêts de personnes. Le candidat imposé risque rapidement de se retrouver au chômage s’il n’a pas le profil requis, l’entreprise aura perdu du temps, et ce sera retour à la case départ pour l’ORP.

Aujourd’hui, les mutations en cours impactent profondément le monde du travail. La formation de base n’est plus une garantie contre le chômage, et il serait plus efficient de s’interroger sur quels nouveaux outils mettre en place pour améliorer l’employabilité de la main-d’œuvre indigène et limiter le risque de chômage que d’imposer des candidats aux entreprises. Il convient également de permettre aux ORP de mieux comprendre les attentes de l’économie, pour leur permettre de proposer les formations adéquates aux bénéficiaires de l’assurance-chômage et proposer les profils les plus adaptés aux entreprises

Notre Fédération rejette donc cette proposition.

Recommandation de la FER :
Refuser

 


Résultat

26.3630 Mo. Chiesa. Rejet de la modification unilatérale, opérée par l’UE, des règles régissant l’indemnisation des frontaliers de l’UE/AELE qui sont au chômage

Position de la FER :

La motion charge le Conseil fédéral de rejeter, au sein du Comité mixte sur la libre circulation des personnes, la reprise de la modification unilatérale, opérée par l’UE, des règles régissant l’indemnisation des frontaliers au chômage.

Le Conseil fédéral estime qu’il serait prématuré de prendre une décision définitive quant à une éventuelle reprise du règlement (CE) n°883/2004 révisé.

Notre Fédération est bien consciente des répercussions potentielles, considérant le nombre élevé de travailleurs frontaliers employés en Suisse.

Cependant, un rejet catégorique, à ce stade, reviendrait à restreindre la marge de manœuvre de la Suisse dans les négociations avec l'UE, avant même que les conséquences concrètes puissent être évaluées de manière définitive. Le règlement n° 883/2004 régit l’ensemble de la coordination des systèmes de sécurité sociale entre la Suisse et l’UE. Cette coordination n’est pas une concession faite à l’UE, mais une condition préalable à la mobilité, à l’attractivité du site et à la sécurité juridique.

La FER vous recommande donc de rejeter cette motion.

Le Conseil fédéral est chargé de rejeter, au sein du Comité mixte sur la libre circulation des personnes, la reprise de la modification unilatérale, opérée par l’UE, des règles régissant l’indemnisation des frontaliers au chômage.

Recommandation de la FER :
Refuser


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26.4044 Mo. Caroni. Taxe d’immigration. Un instrument libéral pour gérer l’immigration

Position de la FER :

L’accord sur la libre circulation des personnes devient toujours plus indispensable, dans un contexte de pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. La possibilité de recruter des travailleurs européens a permis une croissance de l’emploi qui a largement dépassé le potentiel que recelait la main-d’œuvre indigène. Mise en place avec un dispositif efficace de mesures d’accompagnement, la libre circulation répond aux besoins des entreprises et de nombreuses entités publiques, tout en maintenant un marché du travail attractif pour la main-d’œuvre indigène, avec un niveau de salaire élevé et un taux de chômage stable et bas en comparaison européenne.

Les entreprises ont aussi besoin de pouvoir recruter des spécialistes issus des Etats tiers. L’immigration en provenance des Etats tiers revêt une importance capitale sur le plan qualitatif mais elle n’est quantitativement pas significative.

De manière générale, l’immigration liée au marché du travail répond aux besoins des entreprises et des entités publiques, et fluctue en fonction de la conjoncture.

De nombreuses discussions ont déjà eu lieu sur la question de l’introduction d’une taxe ou d’instruments comparables pour gérer l’immigration en Suisse. Une taxe sur l’immigration introduit une discrimination directe fondée sur la nationalité, ce que la rend incompatible avec l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP ; RS 0.142.112.681) et la convention instituant l’AELE (RS 0.632.31). L’application d’une taxe d’immigration sous la forme d’une taxe d’incitation serait en théorie envisageable dans le cadre de la mise en œuvre de la clause de sauvegarde concrétisée, à la condition que les bases légales nécessaires aient été créées au préalable.

Il convient de souligner qu’une taxe d’immigration ne pourrait être appliquée que de manière limitée et compliquée. Elle ne répond pas à la problématique de pénurie de personnel qualifié, crée un important surcroît de travail administratif et n’apporte aucun bénéfice économique démontré.

Recommandation de la FER :
Refuser


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26.3743 Mo. Z’graggen. Taxe d’immigration. Un instrument pour renforcer la transparence des coûts et gérer la migration

Position de la FER :

L’accord sur la libre circulation des personnes devient toujours plus indispensable, dans un contexte de pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. La possibilité de recruter des travailleurs européens a permis une croissance de l’emploi qui a largement dépassé le potentiel que recelait la main-d’œuvre indigène. Mise en place avec un dispositif efficace de mesures d’accompagnement, la libre circulation répond aux besoins des entreprises et de nombreuses entités publiques, tout en maintenant un marché du travail attractif pour la main-d’œuvre indigène, avec un niveau de salaire élevé et un taux de chômage stable et bas en comparaison européenne.

Les entreprises ont aussi besoin de pouvoir recruter des spécialistes issus des Etats tiers. L’immigration en provenance des Etats tiers revêt une importance capitale sur le plan qualitatif mais elle n’est quantitativement pas significative.

De manière générale, l’immigration liée au marché du travail répond aux besoins des entreprises et des entités publiques, et fluctue en fonction de la conjoncture.

De nombreuses discussions ont déjà eu lieu sur la question de l’introduction d’une taxe ou d’instruments comparables pour gérer l’immigration en Suisse. Une taxe sur l’immigration introduit une discrimination directe fondée sur la nationalité, ce que la rend incompatible avec l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP ; RS 0.142.112.681) et la convention instituant l’AELE (RS 0.632.31). L’application d’une taxe d’immigration sous la forme d’une taxe d’incitation serait en théorie envisageable dans le cadre de la mise en œuvre de la clause de sauvegarde concrétisée, à la condition que les bases légales nécessaires aient été créées au préalable.

Il convient de souligner qu’une taxe d’immigration ne pourrait être appliquée que de manière limitée et compliquée. Elle ne répond pas à la problématique de pénurie de personnel qualifié, crée un important surcroît de travail administratif et n’apporte aucun bénéfice économique démontré.

Dans le cas de la motion Z'graggen, s’y ajoute le fait que l’affectation ciblée des recettes, plutôt qu’une redistribution à la population, soulève des questions délicates sur le plan constitutionnel.

Recommandation de la FER :
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