Statistiques genevoises

Chiffres clé de l'économie (basés sur les statistiques de l'OFS et de l'OCSTAT)

Marché du travail

1. Emplois et personnes actives

Nombre d’emplois et évolution en Suisse et à Genève

Selon la STATEM, au 2e trimestre 2026, les entreprises en Suisse comptaient en tout 5,698 millions d’emplois, soit 111 800 postes de plus (+2,0%) qu’un an plus tôt.

A fin 2023, le canton de Genève compte 427'656 emplois (y compris les activités extraterritoriales). Exprimés en équivalents plein temps, cela représente 360’173 emplois.

Les emplois genevois se répartissent ainsi :

Nombre de personnes actives en Suisse et à Genève

A fin 2024, la population résidante active de 15 ans ou plus dans le canton de Genève compte 245’232 personnes (hors fonctionnaires internationaux et diplomates). Les emplois proposés sont nettement plus nombreux que la population résidante active. Un recours à la main-d’œuvre extra-cantonale est donc indispensable.
 
Emplois    427'656
Population résidante active       245'232

En 2025, le taux d’activité de la population de 15 ans et plus atteignait 67,3% en Suisse, soit l’un des taux les plus élevés en Europe. Seuls l’Islande (2024: 76,3%), les Pays-Bas (68,7%) et la Suède (67,5%) affichaient un taux d’activité supérieur.

Emploi des seniors

En 2020, on dénombrait en Suisse 1,654 million de personnes actives de 50 ans ou plus. Celles-ci constituaient un tiers (33,5%) de la population active. Cette part devrait encore légèrement progresser ces prochaines années pour atteindre un pic en 2050.


81,4% des personnes de 50 à 64 ans participaient en 2020 au marché du travail, en hausse de 10,5 points de pourcentage par rapport à 1991 (70,9%). Cette évolution est due à la hausse marquée du taux d’activité des femmes au cours des trois dernières décennies (1991 :53,4% ; 2000 : 60,4% ; 2020 : 75,6%).

31% des hommes et 32% des femmes ayant atteint l’âge de la retraite (respectivement 65 et 64 ans) étaient encore actifs sur le marché du travail. La population âgée de 74 ans comptait aussi des personnes actives (15% des hommes ; 7% des femmes).

2. Chômage et places vacantes

 Evolution du nombre de places vacantes

Au 2e trimestre 2026, les entreprises ont annoncé un total de 98’700 places vacantes. Par rapport au même trimestre de 2025, cela représente une augmentation de 2’600 postes (+2,7%).

Après pondération selon le nombre d’emplois, 33,9% des entreprises ont signalé, au 2e trimestre 2026, des difficultés à recruter du personnel qualifié, ce qui représente une augmentation de 0,4 point de pourcentage par rapport à l’année précédente.

Taux de chômage SECO en Suisse et à Genève

Au cours des 15 dernières années, le taux de chômage a été soumis aux cycles conjoncturels, mais aucune tendance haussière n’a été observée : le chômage structurel est ainsi resté à un bas niveau.

Le taux de chômage est plus élevé en Suisse romande qu’en Suisse alémanique, mais l’écart s’est stabilisé au cours des dernières années.

En juin 2026, le taux de chômage en Suisse atteint 2,9%. Il se situe à 5,0 % dans le canton de Genève, soit le taux le plus élevé du pays.

Taux de chômage selon différentes caractéristiques

Les personnes de plus de 50 ans représentent près d’un tiers de la population active suisse, et cette part va continuer d’augmenter. Ils ont moins de risque de se retrouver au chômage. Ils sont en revanche davantage concernés par le chômage de longue durée.

Les ressortissants de l’UE/AELE sont davantage exposés au risque de chômage que les Suisses. Cela s’explique en grande partie par le fait que les immigrés et la population suisse exercent leur emploi dans des secteurs d’activité et des branches économiques différents. Les ressortissants de l’UE/AELE travaillent nettement plus souvent que les Suisses dans des secteurs économiques fortement exposés aux fluctuations du marché, telles que les cycles conjoncturels ou saisonniers (notamment dans l’industrie, la construction ou l’hôtellerie-restauration).

(Source : Vingt-deuxième rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE, SECO)

Taux de chômage selon le SECO par tranche d’âge, 1993-2023

Les personnes de plus de 50 ans représentent près d’un tiers de la population active suisse, et cette part va continuer d’augmenter. Ils ont moins de risque de se retrouver au chômage. Ils sont en revanche davantage concernés par le chômage de longue durée.

Les ressortissants de l’UE/AELE sont davantage exposés au risque de chômage que les Suisses. Cela s’explique en grande partie par le fait que les immigrés et la population suisse exercent leur emploi dans des secteurs d’activité et des branches économiques différents. Les ressortissants de l’UE/AELE travaillent nettement plus souvent que les Suisses dans des secteurs économiques fortement exposés aux fluctuations du marché, telles que les cycles conjoncturels ou saisonniers (notamment dans l’industrie, la construction ou l’hôtellerie-restauration). (Source : Vingt-deuxième rapport de l’Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l’UE, SECO)

3. Coûts du travail

Coûts du travail en Suisse

Les coûts de la main-d’œuvre correspondent aux charges supportées par les entreprises pour l'emploi du personnel salarié.

Constitués des salaires et traitements (79,7%), des cotisations sociales à la charge des employeurs (17,4%) et d’autres frais liés notamment à la formation professionnelle et au recrutement (2,9%), les coûts de la main-d’œuvre se sont élevés à 63,62 francs en moyenne par heure travaillée pour l’ensemble de l’économie (2020). Les coûts changent d’une branche à une autre et sont dépendants de la taille des entreprises.

Coûts du travail en comparaison internationale

Le coût de la main-d’œuvre peut fortement varier d’un pays à un autre. Selon les résultats de l’enquête structurelle de 2020, les coûts moyens de la main-d’œuvre en Suisse se sont élevés à 59,95 euros par heure travaillée dans les entreprises de 10 salariés ou plus. Par comparaison, ces coûts sont de 38,80 euros en France et 36,84 euros en Allemagne. La moyenne de l’UE-27 est de 28,39 euros, bien en-dessous du chiffre suisse. Au sein de l’UE-15, le coût du travail est le plus faible en Grèce (13,76 euros) et le plus élevé au Luxembourg (47,28 euros).

Charges employeur à Genève

Les charges sociales sont un ensemble de cotisations supportées par les employeurs et les salariés, versées par ces derniers, et calculées sur la masse des salaires bruts. Le calcul des charges sociales pour l’employeur peut s’effectuer directement sur le site de la FER Genève.

4. Revenus et salaires

Niveau des salaires en Suisse et à Genève

En 2022, en Suisse, pour l’ensemble de l’économie (secteurs privé et public ensemble), le salaire mensuel brut médian s’élevait à 6’788 francs bruts pour un poste à plein temps.  Il y a des différences importantes selon le secteur considéré.  
Source : OFS – Enquête sur la structure des salaires
En 2022, à Genève, pour l’ensemble de l’économie, le salaire mensuel brut médian était de 7'609 francs. Dans le secteur privé, le salaire mensuel brut médian s’élevait à 7’125 francs et à 8’756 francs dans le secteur public, soit 23,0 % de plus dans le secteur public.
Source : OCSTAT – Enquête sur la structure des salaires

Evolution des salaires en Suisse

En Suisse, entre 2008 et 2022, l’écart global entre les salaires les plus élevés et ceux les plus bas est resté relativement stable au sein de l’économie dans son ensemble. Durant cette même période, les 10% des personnes les mieux payées ont vu leur rémunération augmenter de 13,5%. Les salariés appartenant à la « classe moyenne » ont connu une augmentation salariale de 11,5% alors que la hausse des salaires pour les 10% des personnes les moins bien payées s’est montée à 14,3%.

Source: communiqué de presse de l’OFS (19.03.2024). En 2022, le salaire médian s’est élevé à 6'788 francs.

Salaires en comparaison internationale

Si l’on considère les pays voisins, les salaires annuels payés en Suisse, exprimés en euros, sont 71% plus élevés qu’en Autriche, 77% plus élevés que ceux versés en Allemagne, 109% plus élevés qu’en France et 128% plus élevés qu’en Italie. Si l’on se base sur du SPA (standard du pouvoir d’achat), le salaire brut moyen suisse reste supérieur de 23% comparativement à l'Autriche, 21% à l'Allemagne, 52% à la France et 51% à l'Italie.

Source: OFS (2023). Indicateurs du marché du travail 2023. Actualités OFS.

Les données de l’OCDE permettent de faire des comparaisons des salaires annuels moyens (exprimés en dollars) dans différents pays. La Suisse se trouve en quatrième position des pays de l’OCDE avec le salaire annuel moyen le plus élevé, derrière les Etats-Unis, le Luxembourg et l’Islande.

Egalité salariale

En 2022, en Suisse, le salaire mensuel médian des femmes dans l'économie totale se montait à 6’397 francs et celui des hommes à 7’066 francs. La différence salariale ne cesse de diminuer.
Selon l'Office fédéral de la statistique, des différences d’ordre structurel tels que le niveau de formation, le nombre d’années de service ou encore la fonction hiérarchique exercée dans l’entreprise expliquent en partie ces disparités salariales. Il est constaté par ailleurs que le différentiel salarial entre les femmes et les hommes est d’autant plus marqué que la fonction de cadre est élevée. En revanche, 45,3% de l’écart salarial reste inexpliqué (Source : communiqué de presse de l’OFS du (22.11.2022). En 2020, l’écart salarial global entre les sexes a diminué).

L’écart salarial expliqué détermine quantitativement l’écart salarial entre femmes et hommes qui découle de différences retenues dans l’enquête, telles que le métier, la branche, la formation, le statut professionnel, etc.

L’écart salarial inexpliqué définit les différences qui subsistent après que l’on ait comparés les revenus des femmes et hommes qui présentent en moyenne les mêmes facteurs explicatifs observés, tels la formation, le métier, la branche, etc. Cet écart salarial est aussi appelé différence salariale résiduelle ou différence salariale ajustée.

D’autres sources arrivent à des écarts plus faibles. Selon une enquête de l’Université de Saint-Gall, 97% des entreprises étudiées respectent la loi fédérale sur l’égalité (LEg) en affichant de bons résultats. Cela signifie que soit les entreprises tombent sous le seuil de tolérance de 5% de différence salariale inexpliquée, soit elles ne présentent pas de différence salariale inexpliquée démontrable entre hommes et femmes (source: Universität St-Gallen (2021). Ein Jahr Lohnanalyse – wie weiter ?).

Plus récemment (2023), l’Union patronale suisse a mandaté l’Université de Saint-Gall pour une étude sur les inégalités salariales. Les auteurs de la recherche ont passé en revue les analyses menées auprès de 461 entreprises qui utilisent l’instrument de l’égalité salariale de la Confédération (méthode Logib). Au total, 99,3% indiquent respecter le seuil de tolérance de 5,0%. Seules trois entreprises (0,7%) présentaient un écart salarial supérieur à 5%. Cette enquête montre que les directives fédérales sont respectées, tant au niveau des branches qu'au plan régional. 

Pour en savoir plus sur cette étude : University of St.Gallen, Collection de données : résultats des analyses d’égalité salariale dans les entreprises suisses.

Finances publiques et fiscalité

5. Poids des impôts

Exploitation du potentiel fiscal des personnes physiques par canton et pour les années de référence 2023 et 2024

En moyenne suisse, le potentiel de ressources est grevé de redevances fiscales cantonales ou communales des personnes physiques à hauteur de 19,5%. Avec un taux de 25,6 %, le canton de Genève se situe dans la tête du classement.

Cet indice représente le rapport entre les recettes fiscales effectives des cantons et communes et le potentiel de ressources, qui reflète le potentiel fiscalement exploitable, en d'autres termes, le substrat fiscal du canton. Ce rapport exprime la charge fiscale globale d'un canton donné.

Source : AFF – Indice 2023 de l’exploitation du potentiel fiscal.

Pyramide fiscale : qui paie combien ? – situation à Genève pour les personnes physiques

Le poids de l’impôt est porté essentiellement par une minorité de personnes physiques.

Source : Impôts des personnes physiques: qui paye combien? (ge.ch)

Pyramide fiscale : qui paie combien ? – situation à Genève pour les personnes morales

À Genève, l’effort en matière d'impôts cantonaux est porté par un très petit nombre de personnes morales.

6. Dépenses publiques et endettement

Dépenses par habitant

En 2018, les dépenses cumulées du canton et des communes genevoises se montent à 24 003 francs par habitant. Seul le canton de Bâle-Ville enregistre des dépenses par habitant plus importantes (25 790 francs). Pour l'ensemble des cantons, les dépenses cumulées des cantons et communes s'établit à 14 789 francs par habitant.
Les dépenses par habitant du canton et des communes genevoises sont ainsi de 62 % supérieures à celles de la moyenne suisse.

Dette par habitant

Source : Etude fiscale de la CCIG, 2022
Genève se distingue par un montant de la dette et une dette brute par habitant particulièrement élevés en comparaison intercantonale.

Commerce extérieur

Quote-part du commerce extérieur (2019)

La performance d’une économie comme celle de la Suisse, qui dispose de peu de ressources naturelles et d’un marché intérieur restreint, est totalement tributaire des marchés étrangers.
La quote-part du commerce extérieur de la Suisse – c’est-à-dire la part des exportations et des importations totales de biens et de services au produit intérieur brut (PIB) - est deux fois plus élevée que la moyenne de l’OCDE.

Commerce extérieur selon les régions économiques

L’Union européenne est le principal partenaire économique et commercial de la Suisse. Avec le Royaume-Uni, elle représente environ 60% du volume du commerce extérieur de la Suisse. A titre de comparaison, le commerce avec la Chine atteint 5%.
Source : DEFR (novembre 2021) - Stratégie de la politique économique extérieure

Exportations suisses par type de produits, 2023

Les produits chimiques et pharmaceutiques représentent la plus grande part des exportations suisses, devant les machines/électronique et l’horlogerie.
Source : OFS, Commerce extérieur + OFDF, Marchandises.

Impact des entreprises

Entreprises et emplois au niveau suisse

En Suisse, l’économie privée est composée à plus de 99% de PME, c’est-à-dire des entreprises marchandes avec moins de 250 emplois. Les grandes entreprises représentent près de 0,3% du total et fournissent 33,6% des emplois.

Si l’on considère la période 2011–2021, il est intéressant d’observer que la hausse du nombre d’emplois est plus importante pour les PME que pour les grandes entreprises. Toutefois, cette progression du nombre de places de travail dans les PME se limite principalement au secteur tertiaire contrairement aux grandes entreprises. Ces dernières comptabilisent davantage d’emplois dans tous les trois secteurs économiques. Ceci entraine une tertiarisation de l’économie, globalement plus marquée au sein des PME.

Entreprises et emplois au niveau genevois

La situation est similaire à Genève. . Les grandes entreprises, qui représentent 1,2% du tissu économique, assurent 36,3 % des emplois.

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